Des prévôts aux commandants de Région


Derniers additifs


En 1780, l'effectif de la maréchaussée était de 4609 hommes dont 368 officiers. Le ressort territorial d'une compagnie de maréchaussée était la généralité. La résidence du prévôt était fixée au chef-lieu de la province, pour le Languedoc : Montpellier. La compagnie était ensuite subdivisée en lieutenances dont le ressort territorial correspondait à celui des cours prévôtales (Montpellier, Le Puy, Carcassonne, Toulouse). Enfin, les brigades furent installées au niveau des paroisses dès 1720.
Maintes fois réorganisée, la gendarmerie en Midi-Pyrénées changea plusieurs fois d'appellation au cours de son histoire pour prendre actuellement le nom de "Région de gendarmerie de Midi-Pyrénées".



9e Division (1791 - 1801)
9e Légion (1801 - 1815)
13e Légion (1815 - 1869)
12e Légion  (1869 - 1875)
27e Légion (1875 - 1879)
17e Légion (1879 - 1943)
LGG (1943 - 1944)
17e Légion (1944 - 1946)
5e Légion (1946 - 1967)
5e Région de gie. (1949 - 1967)
CRG - MP (1967 - 1979)
LG - MP (1979 - 1991)
LGD - MP (1991 - 2005)
RG - MP (2005)




9e DIVISION
16 février 1791 au 12 thermidor An IX (30 juillet 1801)


En 1791, l'assemblée nationale examina l'intérêt de maintenir le corps de la maréchaussée, elle fit diverses propositions dont celles de lui retirer son pouvoir de justice. Ces discutions furent sanctionnées par la loi du 16 février 1791 qui réorganisa le corps nouvellement dénommé Gendarmerie Nationale*, en 28 divisions comprenant chacune trois départements à l'exception de la cinquième qui en compta quatre et de la Corse formant seule une division. Chaque division était commandée par un colonel. Cette même loi supprima cependant les compagnies à la suite des Maréchaux de France, celle de la Connétablie, des monnaies, celle des voyages et chasses du roi, celles du Clermontois et de l'Artois et celle de la Robe-Courte. Cette dernière fut réorganisée au sein de la gendarmerie pour continuer son service à pied près des tribunaux de Paris et pour la garde des prisons. Le corps entier fut porté à l'effectif de 7455 hommes.

La loi du 25 pluviôse an V (13 février 1797), fixa l'effectif à 8475 hommes dont 6000 gendarmes montés et 500 à pied. L'arme fut à nouveau réorganisée en 25 divisions formant 1500 brigades et 100 compagnies. L'effectif fut progressivement augmenté pour atteindre 10 575 hommes en 1800. Chaque division était composée de deux escadrons. Chaque escadron était subdivisé en 2 compagnies de 15 brigades. Le ressort territorial d'une compagnie était le département, celui de la lieutenance  l'arrondissement et celui de la brigade le canton.

*La gendarmerie de FranceVoir glossaire était le corps d'élite de l'armée royale, la maréchaussée qui était sous la tutelle des plus grands dignitaires du royaume, les maréchaux de France en faisait partie. Le titre de "gendarmerie nationale" que lui conféra l'assemblée constituante dans sa loi du 16 février 1791, alors que les troupes de la maison du Roi étaient supprimées, lui fut donné en récompense nationale eu égard à son action de sécurité auprès des populations qu'elle assurait depuis des siècles et dont de nombreux cahiers des État généraux de 1789 faisaient l'éloge.

RÉGIMES POLITIQUES Gouvernants Chefs de la 9e division Date de commandement
MONARCHIE Louis XVI
1774 - 1792
BASQUIAT
Lieutenant-Colonel
1791 à 1797
Ire RÉPUBLIQUE 1792 - 1804 BERGERON
Chef de Brigade
1797 à 1801
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9e LÉGION
13 thermidor An IX (1er août 1801) au 9 septembre 1815

L'arrêté du 12 thermidor An IX (31 juillet 1801) du Premier Consul, réorganisa l'arme en 26 légions plus une d'élite aux ordres du colonel Savary, destinée à la garde des consuls. Le corps était alors composé de 1500 brigades dont 1750 à cheval et 750 à pied. Chaque légion étant formée de 2 escadrons et chaque escadron de 2 compagnies (une compagnie par département). Six compagnies supplémentaires étaient réparties dans les légions qui renfermait dans leur territoire de grands ports et arsenaux maritimes. L'effectif global fut fixé à 15 686 hommes dont un général de division, le général de brigade Radet nommé inspecteur général le 13 floréal An VIII, 2 généraux de brigade inspecteurs adjoints, 27 colonels chef de légion, 55 chefs d'escadron, 117 capitaines, 359 lieutenants, 104 sous-lieutenants. La gendarmerie est alors composée de 2500 brigades dont 1750 à cheval et 750 à pied.

Évolution du corps de la gendarmerie.
En 1803, la gendarmerie était composée de 2.626 brigades, dont 1.813 à cheval et 813 à pied. Elle fut augmenté d'une légion en Bon Adrien MonceyItalie ayant pour chef-lieu de légion : Turin. Le général Moncey (il sera créé Maréchal de France en mai 1804), fut nommé le 12 frimaire An X (3 décembre 1801) premier inspecteur général de la gendarmerie à la place du général Radet.
Le 24 brumaire An XIII (15 novembre 1804), la gendarmerie nationale devint gendarmerie impériale sans subir de modification. Seule la Légion de gendarmes d'élite créée le 10 thermidor An XII, fut intégrée à la maison militaire de l'empereur.
En 1806, la gendarmerie impériale était présente dans 112 départements et 7 arrondissements maritime de l'Empire, dans l'île d'Elbe et dans les états de Parme, Plaisance et Guastalla. Son complet était de 17.445 hommes. Elle se divisait en 28 légions départementales, 56 escadrons, 120 compagnies, 378 lieutenances et 2.714 brigades dont 1.826 à cheval et 888 à pied composées de six hommes à l'exception de 116 brigades à pied qui étaient de 10 hommes.
Par décret du 12 décembre 1811, le général Buquet organisa la gendarmerie d'Espagne forte de 5.300 hommes en 6 légions :

  1. Légion N°1 : Valladolid et Burgos (Vieille Castille) : 6 escadrons à cheval.
  2. Légion N°2 : Saragosse (Aragon) : 6 escadrons mixtes.
  3. Légion N°3 : Pampelune (Navarre) : 5 escadrons mixtes.
  4. Légion N°4 : Vitoria (Pays basques) : 5 escadrons mixtes.
  5. Légion N°5 : Burgos (Vieille Castille) : 4 escadrons mixtes.
  6. Légion N°6 : Figuera (Catalogne) : 6 compagnies à pied.

Ces légions furent dissoutes le 21 novembre 1813 lorsque l'armée impériale se retira de l'Espagne sous le commandement du Maréchal Soult. 835 gendarmes seront tués à l'ennemi et beaucoup mourront d'épuisement ou de maladie.

Composition de l'inspection générale :

RÉGIMES POLITIQUES Gouvernants Chefs de la 9e Légion Date de commandement
Ire RÉPUBLIQUE 1792 - 1804 GÉRAUD
Colonel
1801 à 1808
Ier EMPIRE Napoléon Ier
1804 – 1814
BARBIER-LASSAUX
Colonel
1808 à 1811
RESTAURATION Louis XVIII
1814 – 1815
LÉPINAU
Colonel
1811 à 1815
100 JOURS Napoléon Ier
1815


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13e LÉGION
18 septembre 1815 au 14 octobre 1869

En 1811, la gendarmerie comptait 34 légions. En juillet 1813, six légions supplémentaires étaient créées pour être Louis XVIIIemployées à l'armée d'Espagne, au service de la capitale. La réduction des effectifs militaires conduite par Louis XVIII n'épargna pas la gendarmerie impériale devenue gendarmerie royale. Dans son ordonnance du 20 jullet 1815, le roi supprimait l'inspection générale de la gendarmerie. Suivant son ordonnance du 10 septembre 1815, le complet de cette arme fut fixé à huit inspections et 24 légions de 46 escadrons pour un effectif global de 18.010 hommes. Elle comptait 1.550 brigades à cheval et 620 à pied composées chacune de huit hommes.

En 1817, les inspections avaient mis en exergue la situation difficile dans laquelle l'arme se trouvait. Elle avait fait apparaître un dédale de lois, de règlements et de circulaires qui mettaient un frein à son action.  Rassemblées, clarifiées, explicitées, ces textes devaient faire l'objet de l'ordonnance du 29 octobre 1820 ayant pour but de préciser l'essence même de sa mission « Force instituée pour veiller à la sureté publique ». Cette ordonnance fut précédée par l'Ordonnance du 31 mars qui fixa le nombre des officiers généraux devant être employés à l'inspection de la gendarmerie royale.

Le corps était alors divisé en trois composantes : la gendarmerie d'élite forte de 241 hommes et destinée pour le service des résidences royales, la gendarmerie départementale composée de 24 légions pour un effectif de 14.086 hommes et la gendarmerie royale de Paris d'un effectif de 1.528 hommes. 

Par Ordonnance du 31 août 1839, Louis Philippe Ier créait la Légion de gendarmerie d'Afrique. Un arrêté du 19 décembre 1848 fixait son effectif à 582 officiers, sous-officiers et gendarmes et 377 chevaux. En 1850, la composition du corps de la gendarmerie était le suivant :

En 1854 Napoléon III actualisa l'Ordonnance de 1820 réglant le service de la gendarmerie suivant le décret impérial du 1er mars 1854. Les lieutenances dont le ressort territorial était l'arrondissement furent remplacés par des arrondissements de gendarmerie. En 1856, l'effectif de la gendarmerie impériale était de 26.015 hommes. Le total de la troupe à cheval était de 14.250 hommes. L'arme était commandée par 805 officiers ( 21 colonels, 10 lieutenants colonels, 103 chefs d'escadron, 310 capitaines, 257 lieutenants, 104 sous lieutenants ).

Répartition territoriale de la gendarmerie :

Après le rattachement de la Savoie et du Comté de Nice à la France, trois nouvelles compagnies furent créées le 9 juin 1860 dans les départements de la Savoie, de la Haute-Savoie et des Alpes-Maritimes. Elles formeront avec la compagnie de l'Isère la 26e légion.

(1) Héritière des compagnies de prévôté de la marine créées en 1704, la gendarmerie maritime fut placée à la révolution sous la double autorité des ministres de la guerre et de la marine. Dans l'ordonnance du 29 octobre 1820, ces compagnies prirent le nom de « Compagnies des ports et arsenaux ». Cependant, leurs activités journalières étant entièrement liées au service de la marine,  Louis Philippe Ier, les rattacha entièrement au département de la marine suivant l'ordonnance du 19 juin 1832 sous la dénomination de « gendarmerie maritime ». Le décret du 1er mars 1854 imposa à la gendarmerie maritime les mêmes obligations générales que les unités des départements devaient remplir. Mise dans l'impossibilité de mener à bien leurs missions, un décret du 15 juillet 1858 vint clarifier leurs positions et redéfinir leurs missions. Ces compagnies furent placées sous l'autorité du ministre de la marine et spécialement affectées à la police des ports et arsenaux.

RÉGIMES POLITIQUES Gouvernants Chefs de la 13e Légion Date de commandement
RESTAURATION            Louis XVIII
1815 - 1824
SEIGNAN DE SERRE
Colonel
1815 à 1816


De WRIGHT
Colonel
1817


DESARGUS
Colonel
1818 à 1819


De FESQUE
Colonel
1820


LEBAS DE BOUSCLAN
Colonel
1821 à 1824

Charles X
1824 – 1830
De LAVOYRIE
Colonel
1825 à 1827


COURNUAUD
Colonel
1828 à 1830
MONARCHIE de Juillet Louis Philippe Ier
1830 – 1848
CAILHASSOU
Colonel
1831 à 1835


MAZIAU
Colonel
1836


BOYER
Lieutenant-Colonel
1837 à 1839


DAMOUR
Lieutenant-Colonel
1840 à 1841


BOYER
Colonel
1841 à 1844


GIRAUDIÈRE
Colonel
1845 à 1847
2e RÉPUBLIQUE Bonaparte Louis Napoléon
1848 – 1851
DURAND
Lieutenant-colonel
1848 - 1849


LENTZ
Colonel
1850 à 1851
SECOND EMPIRE Napoléon III
1851 – 1870
GUIOT DE LACOUR
Colonel
1851 à 1857


DULAU DE ROSAN
Lieutenant-Colonel
1857 à 1864


DE TREIL DE PARDAILLAN
Colonel
1864 à 1868
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12e LÉGION
15 octobre 1869 au 26 avril 1875

Composition du corps de la gendarmerie en 1870 :

Par arrêté du 23 juin 1871 une légion de gendarmerie mobile, composée d'un bataillon à 8 compagnies et un escadron, était créée pour assurer le maintien de l'ordre dans la région parisienne et renforcer des légions départementales.

RÉGIMES POLITIQUES Gouvernants Chefs de la 12e Légion Date de commandement
IIIe RÉPUBLIQUE Adolphe Tiers
1871 - 1873
LEFEBVRE DESNOETTES
Colonel
1869 à 1873

Mac-Mahon
1873 - 1879
CROUX
Colonel
1873 à 1875
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27e LÉGION
27 avril 1875 au 21 novembre 1879

Par décision présidentielle du 27 avril 1875, le nombre et le ressort territorial des légions de gendarmerie étaient modifiés. La gendarmerie départementale était organisée en 31 légions.

Composition du corps de la gendarmerie :

Extrait du tableau des légions

RÉGIMES POLITIQUES Gouvernants Chefs de la 27e Légion Date de commandement
IIIe RÉPUBLIQUE Mac-Mahon
1873 - 1879
GEILLE
Colonel
1875 à 1879
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17e LÉGION
22 novembre 1879 au 1er octobre 1943

Par décision présidentielle du 22 novembre 1879, le nombre des légions de gendarmerie étaient réduites à vingt pour les Brigade de Castanet (Hte-Garonne)faire correspondre aux dix-neuf corps d'armée de France et d'Algérie (la 20e légion étant celle de Paris). Ce nouveau découpage créa des inégalités territoriales. En effet, les légions s'étendaient désormais sur des circonscriptions allant de deux à huit départements. Pour remédier à ce déséquilibre, une décision du 22 mars 1880 rétablit les 31 anciennes légions en subdivisant les plus importantes en  « légion » (commandées par un colonel) et « légion-bis » (commandées par un lieutenant-colonel). Le complet était alors de 20.986 hommes dont 624 officiers répartis en 11.288 gendarmes à cheval et 9.074 gendarmes à pied.
Á la veille de la première guerre mondiale l'effectif de la gendarmerie était de 21.796 hommes, correspondant à un ratio d'un gendarme pour 1.880 habitants.

Composition du corps de la gendarmerie :

RÉGIMES POLITIQUES Gouvernants Chefs de la 17ème Légion Date de commandement
IIIe RÉPUBLIQUE Jules Grévy
1879 - 1887
AZAÏS
Colonel
1879 à 1881


LE DOYEN
Colonel
1881 à 1887

Sadi Carnot
1887 – 1894
POTELLERET
Colonel   
1887 à 1893

Jean Casimir-Perier
1894 – 1895
TELLE
Colonel
1893 à 1896

Félix Faure
1895 - 1899
FERRET
Colonel
1896 à 1900

Émile Loubet
1899 – 1906
FRANCES
Colonel
1900 à 1904

Armand Falières
1906 – 1913
SAUNIER
Colonel
1904 à 1907


LACOMBE
Colonel
1907 à 1911


BERTEIN
Colonel
1911 à 1913

Raymond Poincaré
1913 – 1920
MERLE
Colonel
1913 à 1915

Un décret du 17 janvier 1916 créait le grade d'adjudant-chef dans la gendarmerie et la garde républicaine. Ce grade avait était créé dans les armées par décret du 23 mai 1912.
Pour faire face aux troubles sociaux de l'après-guerre et renforcer l'action des brigades territoriales, le parlement dans sa loi de finance du 21 juillet 1921 permit la création d’une force militaire spécialisée dans le maintien de l’ordre. Constituée par des gendarmes, elle sera mise en place progressivement et portera le nom de « pelotons mobiles de gendarmerie ». Le complet de ce corps fut fixé à 6.178 hommes constituant 111 pelotons. Organisées en légions autonomes par décret du 24 septembre 1926, cette nouvelle subdivision de l'arme prit le nom de « garde républicaine mobile ». Plusieurs textes viendront préciser son organisation, son emploi. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, la garde républicaine mobile forte de 21.000 hommes était constituée de 175 compagnies regroupées en 15 légions.

Suivant une directive ministérielle du 9 février 1927, les « arrondissements de gendarmerie » prirent le nom de « section deBrigade mixte gendarmerie » (aujourd'hui compagnie).

Du premier au second Empire, plus de 70% des brigades étaient à cheval. Par la suite ce nombre ne cessa de diminuer pour atteindre 56% en 1880; 47% en 1900; 28% en 1930; 14% en 1935.
Les chevaux furent remplacés dans un premier temps par la bicyclette. Un décret du 16 août 1909 autorisait définitivement l'emploi de ce nouveau moyen de locomotion et définissait les règles spéciales d'après lesquelles devait s'exécuter le service à bicyclette.
La motorisation des unités de la gendarmerie entraina la suppression définitive des chevaux et des bicyclettes dans la gendarmerie départementale. Par décision des 20 juin et 28 octobre 1937, le Ministre de la Défense nationale et de la Guerre rendait effective la suppression des chevaux à compter du 1er janvier 1938.

RÉGIMES POLITIQUES Gouvernants Chefs de la 17ème Légion Date de commandement

Raymond Poincaré
1913 – 1920
VERGÈS
Lieutenant-Colonel
1916


ASTRUC
Lieutenant-Colonel
1916


VERGÈS
Colonel
1916 à 1918


EYEN
Colonel
1918

Paul Deschanel
1920
Alexandre Millerand
1920 – 1924
VERNET
Colonel
1918 à 1922

Gaston Doumergue
1924 – 1931
LACAZE
Lieutenant-Colonel
1922 à 1927


LARRIEU
Colonel
1927 à 1929

Paul Doumer
1931 – 1932
Albert Lebrun
1932 – 1940
MAUREL
Lieutenant-Colonel
1929 à 1934


DELOYE
Colonel
1934 à 1936


ARMANGUE
Colonel
1936 à 1940
ÉTAT FRANÇAIS Philippe Pétain
1940 – 1944
DUIN
Colonel
1940 à 1942
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Légion de Gendarmerie de Gascogne 
1er octobre 1943 au 16 septembre 1944

Sous l'occupation de la France par l'Allemagne, l'organisation et l'administration de la gendarmerie nationale en zone occupée étaient différentes de celles mise en œuvre en zone libre.

Lorsque la France fut scindée en zone libre et zone occupée, la ligne de démarcation partagea de nombreux départements le plus souvent en deux parties inégales. Par circulaire(1) du 28 août 1940 les légions de gendarmerie départementale de la zone occupée furent réorganisées de telle sorte que les circonscriptions des sections et brigades de ces légions, stationnées en zone occupée ne débordent en zone libre.

Ce fut le cas pour les départements des Basses-Pyrénées, des Landes et de la Gironde. Les compagnies de ces départements furent alors scindées à leur tour et les unités implantées dans chaque zone rattachées administrativement à des commandements distincs, un pour la zone libre et un pour la zone occupée. Les parties non occupées des Basses-Pyrénées, des Landes et de la Gironde furent regroupées avec le département des Hautes-Pyrénées pour former la 18e légion-bis(2) ayant pour siège de légion Pau. Opérationnelle dès le 1er août 1940, cette légion-bis fut supprimée le 26 décembre 1940(3) et l'ensemble des unités la composant intégrées à la 17e légion de gendarmerie.
Par décret(4) du 9 janvier 1943, la 17e Légion fut réorganisée en deux légions et les compagnie regroupées de la manière suivante :

RÉGIMES POLITIQUES Gouvernants Commandant la Légion de Gascogne Date de commandement
ÉTAT FRANÇAIS Philippe Pétain
1940 – 1944
CABANIÉ
Colonel
1943 à 1944


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17e LÉGION  
16 septembre 1944 au 31 mai 1946

Suite à l'instruction provisoire du 23 juillet 1944 déterminant les modalités de retour au statut antérieur du personnel de la gendarmerie fixé par le décret du 10 septembre 1935, la Légion de Gascogne fut dissoute et les 17e Légion et 17e Légion Bis  rétablies dans leurs limites géographiques d'avant guerre. La France militaire était réorganisée par décret du 27 juin 1945 en quatorze nouvelles régions. Afin de mettre en concordance les légions de gendarmerie avec les régions militaires, une circulaire du 17 septembre 1945, fixa le regroupement des légions. Ainsi la 17e région militaire comprenait la 17e légion (Toulouse), la 17e légion-bis (Montauban) et la 16e légion (Montpellier) qui fut renommmée 17e légion-ter.

RÉGIMES POLITIQUES Gouvernants Commandant de la 17e Légion Date de commandement
GOUVERNEMENT PROVISOIRE DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Charles de Gaulle
Félix Gouin
Georges Bidault
1944 – 1946
PIGNET
Colonel
1945 à 1946
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5e LÉGION  
1er juin 1946 au 1er janvier 1967

Drapeau de la 5e Légion de gendarmerieAprès la deuxième guerre mondiale, le complet de la gendarmerie était de 57.040 hommes. La métropole comptait 3.878 brigades, la Corse 93 et la gendarmerie d'Afrique (Algérie, Tunisie, Maroc) 444.

Un décret 18 février 1946, réorganisa la France militaire. Neuf régions militaires étaient créées pour la métropole et une région supplémentaire était créée en Algérie. Afin de faire correspondre les légions de gendarmerie aux régions militaires et administratives, la gendarmerie fut à son tour réorganisée. La circulaire du 17 septembre 1945 était abrogée et remplacée par la circulaire du 13 avril 1946(1). Cette nouvelle organisation commença à fonctionner dès le 1er juin 1946. Les cinq arrondissements d'inspections ayant pour siège Paris, Toulouse, Nancy, Marseille et Alger furent recréés par décret du 12 juin 1946.

Les légions perdirent leur ancienne numérotation et prirent celle des régions militaires. Ainsi, la 17e légion de gendarmerie prenait l'appellation de 5e légion de gendarmerie. Compte tenue de l'étendue territoriale des régions militaires les légions de gendarmerie étaient subdivisée en légion, légion-bis et légion-ter. Pour la 5e région militaire, trois nouvelles légions furent créées :

La compagnie de la Haute-Garonne était constituée de 4 sections (aujourd'hui compagnie) : Toulouse, Saint-Gaudens, Muret, et villefranche de Lauragais.

RÉGIMES POLITIQUES Gouvernants Commandants de la 5ème Légion Date de commandement
IVe RÉPUBLIQUE Vincent Auriol
1946 - 1954
CAYRE
Colonel
1946 à 1948


CANDILLE
Colonel
01/04/1948 01/03/1949
 
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5e RÉGION  DE GENDARMERIE
1er mars 1949 au 1er janvier 1967

Commandement régional de la gendarmerie de la 5e région militairePar décret du 10 janvier 1949, les arrondissements d'inspections furent supprimés et il fut créé les commandements régionaux.

La totalité des formations de gendarmerie (gendarmerie départementale, garde républicaine de Paris, gendarmerie mobile) stationnée sur le territoire de chaque région militaire de la métropole fut placée sous l'autorité d'un commandant régional de la gendarmerie choisi parmi les officiers généraux issus de cette arme ou des colonels de gendarmerie.

Toulouse fut le siège du commandement régional de la Ve région de gendarmerie qui commença à fonctionner dès le 1er mars 1949. Toutes les légions situées sur le territoire d'une même région militaire ainsi que les légions de la garde républicaine furent rattachées à un commandement régional de la gendarmerie. Le général Candille fut désigné pour assurer le commandement de la Ve région de gendarmerie qui regroupait :

À compter de 1952, le commandement de la Ve légion était séparé de celui du Ve commandement régional. Le colonel Alary fut désigné pour commander la Ve légion de gendarmerie.

RÉGIMES POLITIQUES Gouvernants Commandants de la 5e Légion Date de commandement
IVe RÉPUBLIQUE René Coty
1954 - 1959
ALARY Julien Antoine
Colonel
du 01/06/1952
au 31/12/1954


CHAIGNOT Jean
Colonel
du 01/01/1955
au 31/07/1957
Ve RÉPUBLIQUE Charles de Gaulle
1959 - 1969
ANDRÉ Rogé
Colonel
du 15/08/1957
au 18/08/1960


WALMETZ Léon
colonel
du 01/10/1960
au 13/11/1963


LAFOSSE Georges
Colonel
du 05/01/1964
au 1967

Après l'attribution à la gendarmerie du premier hélicoptère le 10 mai 1954, une instruction ministérielle du 16 mai 1957 créahélicoptère de la gendarmerie 1954 dans chaque commandement régional de gendarmerie une section d'hélicoptères, aux ordres direct du commandant régional pour son emploi. Grâce aux avantages offerts par ce nouvel équipement, ces appareils furent plus particulièrement destinés à la surveillance et à la régulation routière, à l'observation des grandes manifestations, à la recherche de malfaiteurs, aux secours, aux liaisons, à la mise en œuvre des plans ORSEC ...

En 1958, une circulaire(1) du 5 septembre modifiait l'appellation des unités de gendarmerie départementale. À compter du 22 juillet, le terme de « section » était remplacé par celui de « compagnie ». Son ressort territorial restait l'arrondissement. L'appellation « groupement » suivit du nom du département se substituait à celui de la «  compagnie ». Dés lors, l'ensemble des compagnies étaient placées sous le commandement d'un groupement de gendarmerie départementale dont le ressort territorial fut fixé au département.

RÉGIMES POLITIQUES Gouvernants Commandants régionaux de la Gendarmerie
 de la Ve Région Militaire
Date de commandement
IVe RÉPUBLIQUE René Coty
1954 - 1959
CANDILLE
Général de Brigade
1949 à 1956
Ve RÉPUBLIQUE Charles de Gaulle
1959 - 1969
DEGRÉ
Général de Brigade
1957 à 1960


CORBERAND
Colonel
1960 à 1961


DEMETTRE
Général de Brigade
1961 à 1966


RAFFIN
Général de Brigade
1966 à 1967


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Circonscription Régionale de la  Gendarmerie de Midi-Pyrénées
1er août 1967 au 31 août 1979

À la fin de 1966, l'effectif de la gendarmerie nationale était de 62.500 hommes.

Un décret du 22 février 1966 réorganisa la défense du territoire en sept régions militaire et vingt et une divisions. Pour adapter les structures de la gendarmerie aux régions militaires, une nouvelle organisation territoriale était mise en place de façon qu'à chaque échelon de l'organisation civile et militaire corresponde un échelon territorial de la gendarmerie. Ainsi, suivant les circulaires du 8 août et du 14 novembre 1966, sept commandements régionaux correspondant aux sept régions militaires étaient créés et, de la même manière, vingt et un commandements de circonscription régionale de la gendarmerie (nom donné aux légions) correspondant à vingt et une divisions militaires étaient formés. L'articulation territoriale était la suivante :

Les nouveaux commandants de circonscription régionale avaient sous leur autorité directe : les commandants des groupements de gendarmerie départementale de la circonscription, le commandant du groupement de gendarmerie mobile rassemblant tous les escadrons de la circonscription et le commandant du centre administratif et technique.
L'organisation pour le commandement régional de la gendarmerie nationale situé à Bordeaux s'articulait ainsi :

Dès la 1er janvier 1967, les légions de la gendarmerie départementale perdaient leur désignation numérique pour prendre l'appellation géographique du chef-lieu de légion. Les légions de la gendarmerie mobile conservaient leur appellation numérique pour éviter la confusion avec les légions de gendarmerie départementale.

RÉGIMES POLITIQUES Présidents Chefs de la circonscription régionale de Midi-Pyrénées Date de commandement
Ve RÉPUBLIQUE Charles de Gaulle
1959 - 1969
RAFFIN
Général de Brigade
1967 à 1968


PIQUE
Colonel
1968 à 1969

Georges Pompidou
1969 – 1974
MOLLER
Colonel
Général    (1970)
1969 à 1971

Georges Pompidou
1969 – 1974
LE COMTE
Colonel
1971 à 1973

Valéry Giscard d'Estaing
1974 – 1981
LHUILLER
Colonel
1973 à 1975


RIVEIL
Colonel
Général    (1977)   
1975 à 1978


BERTAGNOLIO
Colonel   
1978 à 1979
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Légion de Gendarmerie
de Midi-Pyrénées 
01 septembre 1979 au 31 août 1991

Légion de gendarmerie de Midi-Ptrénées Par décision ministérielle du du 13 juillet 1979,  les corps de gendarmerie départementale retrouvaient leur appellation de légion à compter du 1er septembre 1979.
La Circonscription Régionale de Gendarmerie de Midi-Pyrénées prenait l’appellation de « Légion de Gendarmerie de Midi-Pyrénées ».

À cette date, l'effectif de la gendarmerie nationale était de 74.610 hommes auquel il fallait rajouter 5.460 appelés servant dans la gendarmerie, conformément au dispositif mis en place par la loi du 9 juillet 1970 relative au service national.

RÉGIMES POLITIQUES Présidents Commandants de la Légion de gendarmerie de Midi-Pyrénées Date de commandement
Ve RÉPUBLIQUE Valéry Giscard d'Estaing
1974 – 1981
BERTAGNOLIO
Colonel
1979 à 1980

François Mitterand
1981 – 1995
CANNICCIONI
Colonel  
Général    (1983)
1981 à 1984


AMET
Colonel  
Général    (1986)
1984 à 1987


DUHAMEL
Colonel
1987 à 1989


RIQUET
Colonel
1989 à 1991


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Légion de Gendarmerie départementale de Midi-Pyrénées 
1er septembre 1991 au 30 juin 2005

En 1991, l'effectif de la gendarmerie nationale était de 93.650 personnels dont 81.650 d'active et 12.000 appelés du contingent.
Suivant la loi du 28 octobre 1997 qui suspend le service national obligatoire à compter de 1998, les appelés du contingent étaient remplacés par des volontaires dénommés « gendarme adjoint volontaire (GAV) ».

RÉGIMES POLITIQUES Présidents Commandants de la gendarmerie départementale de Midi-Pyrénées Date de commandement
Ve RÉPUBLIQUE François Mitterand
1981 – 1995
RIQUET
Colonel
1991 à 1992


ROCHER
Colonel  
Général    (1995)
1992 à 1995

Jacques Chirac
1995 – 2007
CHAULET
Colonel
1995 à 1998


BOYER
Colonel
1998 à 2001


SAMUEL
Colonel
2001 à 2004


CONSTANS
Colonel
2004 à 2005

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Région de Gendarmerie
de Midi-Pyrénées 
01 juillet 2005 -

Drapeau de la R.G.M.P.

En 2014, l'effectif global de la gendarmerie nationale suivant le projet de loi de finances initial de 2014 était de 97.167 personnels répartis comme suit :

  • militaires de la gendarmerie : 6.442 officiers dont 70 officiers généraux ; 68.635 sous-officiers (total : 75.077 militaires),
  • volontaires : 12.459 gendarmes adjoints volontaires,
  • militaires du corps de soutien : 456 officiers et 4.513 sous-officiers (total : 4.969 militaires),
  • personnels civils : 3.593 fonctionnaires et ouvriers d'État.

RÉGIMES POLITIQUES Présidents Commandants de la Région de gendarmerie de Midi-Pyrénées Date de commandement
Ve RÉPUBLIQUE Jacques Chirac
1995 – 2007
ROUQUIER
Général   
2005 à 2008

Nicolas Sarkozy
2007 - 2012
SOUBELET
Colonel
Général    (2009)
2008 à 2010


TAVEL
colonel
général   (2011)
2010 à 2012

François Hollande
2012 -
PIDOUX
Colonel
Général   (2014)
2012 à 2015


CLOUZOT
Général

2015
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